Dans le cadre de la loi dite de « Simplification de la vie économique », la Commission Mixte paritaire propose le principe visant à rendre les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) facultatifs, au libre choix des Régions.
Lors de l’Assemblée générale des CESER de France du 29 janvier 2026, le Président du CESEM Abdou DAHALANI a exprimé sa vive inquiétude face à cette orientation. Pour les territoires ultramarins comme Mayotte, il a rappelé combien le travail collectif est essentiel pour éviter l’isolement et garantir une représentation équilibrée de la société civile, dans le contexte d’un débat national totalement irrationnel.
Il a salué le travail des organisations membres des CESEM qui se sont mobilisés.
Refuser un « système à la carte », c’est défendre :
- le rôle de la société civile organisée,
- une décentralisation cohérente,
- et un travail de fond construit depuis des années dans les régions.
Cette réforme pourrait fragiliser durablement l’action des CESER, souvent dépendante de choix politiques ou de relations locales, alors même que leur utilité est largement reconnue en région.



