L’Assemblée plénière des CESER de France au Comité économique et social européen.

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À Bruxelles, ce jeudi 1er octobre 2026, le Président du CESEM a plaidé auprès de Séamus Boland, Président du Comité économique et social européen, pour une meilleure prise en compte de l’éloignement et des contraintes propres aux territoires ultramarins dans la contractualisation européenne.
À cette occasion, il a porté la voix de Mayotte et rappelé les contraintes particulières auxquelles le territoire est confronté, ainsi que la nécessité de mieux prendre en compte ces réalités dans la définition et la mise en œuvre des politiques européennes et nationales.
Un enjeu majeur : ne pas laisser s’éloigner l’horizon du rattrapage
« Nous avons parfois le sentiment que, plus nous avançons, plus l’horizon du rattrapage s’éloigne. »
Cette situation s’explique notamment par le cumul de plusieurs handicaps structurels et par des contraintes qui dépassent les seules capacités d’action du territoire.
Mayotte doit poursuivre un effort de rattrapage important dans des domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, le logement et les services publics.
Dans le même temps, le territoire est confronté à une pression migratoire considérable, qui exerce une forte pression sur l’ensemble des politiques publiques.
Une situation particulière au sein de l’Union européenne
Le Président du CESEM a rappelé que Mayotte constitue une frontière extérieure de l’Union européenne, située au contact de pays confrontés eux-mêmes à d’importantes difficultés.
Cette situation géographique particulière entraîne des conséquences directes pour le territoire.
La prise en charge des populations arrivant à Mayotte mobilise notamment les politiques d’éducation, de santé, de logement et les services publics, alors même que le territoire doit poursuivre son propre processus de convergence avec les standards européens.
Cette situation soulève une question centrale : les politiques européennes et nationales prennent-elles pleinement la mesure des contraintes spécifiques auxquelles Mayotte est confrontée ?
Quelle responsabilité pour l’Europe et pour l’État ?
Dans le cadre de la nouvelle contractualisation entre l’Europe et les territoires, le Président du CESEM a posé la question de la répartition des responsabilités entre l’Union européenne et les États membres.
L’enjeu est notamment de déterminer comment les politiques de cohésion peuvent contribuer plus efficacement à réduire les disparités persistantes entre Mayotte et les standards européens.
Lorsque l’on est une frontière extérieure de l’Union européenne, confrontée à une pression migratoire provenant des pays voisins, quelles politiques spécifiques peuvent être mises en œuvre pour que l’ambition européenne se traduise concrètement à Mayotte ?
Cette question appelle une réflexion sur l’adaptation des politiques européennes et nationales aux réalités du territoire.
Faire de la convergence une réalité
Pour le CESEM, l’objectif doit être clairement établi : permettre une véritable réduction des disparités entre Mayotte et les standards européens.
Cela implique que les politiques de cohésion tiennent pleinement compte des contraintes particulières du territoire et qu’elles puissent apporter des réponses adaptées à la situation de Mayotte.
L’ambition est également de contribuer à l’élaboration de propositions concrètes permettant d’améliorer l’articulation entre les politiques européennes, les politiques nationales et les besoins réels du territoire.
La convergence avec les standards européens ne doit pas demeurer un objectif qui s’éloigne au fil du temps. Elle doit devenir une réalité concrète pour Mayotte et sa population.
À travers cette intervention au Comité économique et social européen, le CESEM entend ainsi poursuivre son rôle de représentation des réalités économiques, sociales et environnementales de Mayotte et contribuer pleinement au débat européen sur l’avenir des territoires ultramarins.

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